| La Région
- La vallee de la vesdre
Victor Hugo, amoureux de notre pays, disait :
« La vesdre est une rivière-torrent qui descend de Saint-Cornelis-munster,
entre Aix-la-Chapelle et duren, à travers Verviers et Chauffontaines
(orthographe de l’auteur), jusqu’à Liège, par la plus ravissante
vallée qu’il y ait au monde. Dans cette saison (4 août 1838),
par un beau jour, avec un ciel bleu, c’est quelquefois un ravin, souvent
un jardin, toujours un paradis. Entre Chauffontaines et Verviers la vallée
m’apparaissait avec une douceur virgilienne. Il faisait un temps admirable,
de charmants marmots jouaient sur le seuil des jardins, le vent des trembles
et des peupliers se répandait sur la route, de belles génisses,
groupées par trois ou quatre, se reposaient à l’ombre, gracieusement
couchées dans les prés verts. Ailleurs, loin de toute maison,
seule au milieu d’une grande prairie enclose de haies vives, passait majestueusement
une admirable vache digne d’être gardée par Argus. J’entendais
une flûte dans la montagne. »
- LA PLUS RAVISSANTE VALLEE AU MONDE
Le nord-est de la province de Liège, compris entre la Meuse,
la Vesdre, les Fourons et les frontières hollandaise et allemande,
porte le nom de « Pays de Herve ». C’est une région
vallonnée, parcourue par de pittoresques chemins tortueux et couverte
de prairies, de vergers et de villages. C’est une région peu fréquentée,
la plupart des touristes ne faisant que la traverser ou la frôler
sans jeter un coup d’œil à cette bande de terre qui s’étend
au nord des Ardennes.
- A quelques pas de Pepinster, vous pourrez découvrir :
Ayeneux. « Le domaine provincial de Wégimont vous offre
un véritable paradis terrestre : 25ha de bois et prairies, sept
étangs, une plaine de sport, une plaine de jeux, une très
belle piscine, un auvent pour pique-nique, un golf miniature, un camping,
un château restauré, des sous-bois avec pistes de santé,
un arboretum,… » (La Belgique buissonnière – Reader’s Digest
– 1983)
BLEGNY-TREMBLEUR. « Le complexe touristique du charbonnage d’Argenteau
est une initiative des plus réussies. La Fédération
du Tourisme et le comté de Dalhem ont aménagé un circuit
de 900 m à travers les galeries d’exploitation, un musée
avec salle des machines et l’outillage nécessaire aux mineurs, ainsi
q’une visite en calèche du site de surface. Vous pourrez escalader
un terril, sillonner le plateau de Herve à vélo, à
tandem ou retrouver le charme d’un voyage au rythme nonchalant d’un petit
train, Li Trembleu. » (La Belgique buissonnière – Reader’s
Digest – 1983)
Chaudfontaine. « Les trois belles fontaines (Marguerite
à 20°C, Prince Albert à 36°C et Fourmarier à
33°C), situées derrière l’établissement thermal,
vous approvisionnent gratuitement en eaux thermales bienfaisantes.
» (La Belgique buissonnière – Reader’s Digest – 1983)
HERVE. « Capitale du plateau qui porte son nom, Herve est logée
en amphithéâtre sur les pentes d’une colline. Maintes fois
détruites et pillée, elle ne propose aujourd’hui que peu
de témoignages de son passé mouvementé. L’église
actuelle, bâtie entre 1625 et 1653 en style Renaissance accentué
de réminiscences gothiques, garde une tour romane carrée
dont les murs épais de 2,96m et percés de meurtrières
témoignent d’une ancienne fonction militaire .On peut voir, dans
la rue Jardon et la rue Haute, de remarquables maisons de styles
Louis XIII et Louis IX. On peut également admirer le monument des
Six Fontaines, cher aux Herviens, dont chaque source recueillie dans un
bac en pierre aurait, selon la légende, des propriétés
particulières. » (La Belgique buissonnière – Reader’s
Digest – 1983)
PEPINSTER. Voici un itinéraire d’excursion pédestre
proposé par l’Office du Tourisme de Pepinster
Nous prenons le départ devant l’Hôtel de Ville. Remontons
la rue Neuve en direction de spa, nous passons devant l’Institut Saint-Lambert,
et en face de celui-ci, derrière la ligne de chemin de fer Pepinster-Spa,
le « Rocher du diable ». Fortement ébréchée
par le tracé de la ligne de chemin de fer, cette énorme masse
rocheuse ne serait plus que l’extrémité d’un « mur
» qui aurait, d’après la légende, barré toute
la vallée et dont on retrouve au-delà de la Hoëgne l’autre
bout. Le diable aurait construit ce mur en travers de la vallée
pour noyer toute la contrée. Les habitants firent appel à
Saint-Hermès qui d’un seul mot culbuta la muraille diabolique, mais
en son centre seulement.
Laissons le mur et la légende et suivons la route qui traverse
la Hoëgne au Pont Robert. Cent mètres plus loin, nous montons
la rue Legentil et directement après, un chemin escarpé qui
conduit sur la route de Tancrémont que nous traversons. Cinquante
mètres plus loin, nous apercevons une chapelle désaffectée
adossée à une habitation : l’ »Ermitage ». Cette
chapelle érigée en 1707 était dédiée
à Saint-Hubert, patron des chasseurs et à Saint-Eloi, patron
des maréchaux et des orfèvres, très honorés
dans la contrée.
Continuons notre promenade par un chemin à flanc de coteau surplombant
la Hoëgne et la route de Pepinster-Spa. Nous arrivons au hameau de
Villers. Le nom de « Villers » semble indiquer un habitat romain.
Le fait est vraisemblable car non loin de là, à Pouillou
Fourneau, furent découverts de nombreux vases romains.
Un chemin à droite nous mène à Tancrémont,
célèbre par sa tarte au riz et par ses pèlerinages
au « Vieux Bon Dieu ». Les origines du Vieux Bon Dieu de Tancrémont
ainsi que la relation de sa découverte sont assez nébuleuses.
De l’avis des archéologues qui étudièrent la question,
on pourrait le faire remonter au XIè et XIIè siècles
; néanmoins, de nombreuses contreverses se sont soulevées
à ce sujet. Ce serait à un nommé Joseph Mathonet,
régisseur fermier du domaine de Tancrémont appartenant à
l’époque à Joseph Pirard que serait due la découverte
vers 1830 de ce Christ. Ce fut l’objet de la piété des fidèles
jusqu’en 1895 lorsque fut érigée la chapelle actuelle. D’autre
part, la coutume envoie mordre « La grille de Tancrémont »
les jeunes filles à la recherche d’un mari. Les traces de morsures
qui apparaissent sur la grille attestent que cette légende est encore
bien vivante aujourd’hui.
Le petit chemin longeant la chapelle nous fait redescendre dans la
Vallée en direction du Château des Mazures. Bâti dans
la première moitié du XIXè siècle, il était
une magnifique construction de style gothique. C’est Edouard de Biolley
qui le fit construire en 1835 sur l’emplacement d’une « maison de
plaisance » appartenant au Chanoine Rensonnet, frère d’un
général qui joua un rôle important dans la révolution
liégeoise. La reine Marie-Louise vint aux Mazures en 1843. En 1899,
Julien Davignon en devient propriétaire et le transforme radicalement.
Son fils le fait démolir en 1971. Seule la chapelle est épargnée.
Une construction, moins jolie peut-être, mais plus confortable est
édifiée à sa place.
La tour élevée sur le coteau voisin, bien qu’ils ne s’agissent
que de ruines figurées, ajoute à l’impression merveilleuse
qui se dégage de ce coin pittoresque de notre région.
Non lion de là, un chalet suisse forme le corps du logis d’une
ferme. Il s’agit d’un authentique chalet bavarois.
Encore un bon kilomètre et notre promenade se termine. Nous
dévalons le rue de la libération ainsi appelée parce
que c’est par cette voie que les soldats américains pénètrent
à Pepinster les 9 et 10 septembre 1944 au matin. Nous traversons
le pont sur la Hoëgne au « Mousset ». En contre bas un
gros bâtiment « Le Moulin à Couleur ». Ce bâtiment
situé à proximité du confluent de la Hoëgne et
de la Vesdre est à l’origine de l’activité industrielle de
Pepinster. D’abord foulerie puis « atelier de mécanique »,
il fut transformé en logements sociaux au début du XIXème
siècle. C’est dans cet environnement que se construisit ce qui allait
devenir la plus grosse usine de Pepinster, « La Textile de Pepinster
».
A droite de ce bâtiment se remarque le dernier vestige du moulin
banal de Grand-Rechain.
L'Hôtel de Ville de Pepinster est en vue : c’est le terme de
notre excursion.
SOIRON. Installée au creux d’un vallon de verdure entre
le plateau et la Vesdre, Soiron constitue, avec ses vieilles maisons qui
se serrent tout contre son église monumentale et avec le château
et son parc comme toile de fond, un ensemble très attrayant qui
mérite que l’on s’y arrête.
« L’église dédiée à Saint-Roch est
de style Louis XIII et conçue par l’architecte Carron. Elle fut
consacrée en 1730. La tour est romane (XIème siècle)
de façade et fut restaurée en 1627. La nef centrale est surélevée
à chevet tripartite aveugle tandis que les bas-côtés,
moins élevés, sont éclairés chacun par sept
fenêtres. On y trouve de beaux lambris en chêne sculpté
de style Louis XIV dus au ciseau de Hubert Belleflamme d’Olne. L’imposant
maître autel est baroque. Il provient de l’abbaye cistercienne de
Boneffe sur Méhaigne. Entre autre chose, il faut encore citer le
banc de la communion, des statues de l’école de Del Cour, un ostensoir
réalisé à Liège en 1610 et ayant appartenu
à l’abbaye de Stavelot, des fonts baptismaux romans et une théothèque
gothique. Un document daté de 1086 atteste que, déjà
à cette époque, Soiron possédait une église.
Le château est de style Louis XV agrémenté d’une
touche liégeoise qui lui confère un certain cachet. Les dépendances
sont du XVIIème siècle. Il se caractérise par l’identité
des deux façades avant et arrière ainsi que par des salons
à quatre portes qui, lorsqu’elles sont ouvertes, font que le château
semble s’ordonner sur des corridors courant le long des façades.
Cette astuce décorative était très employée
dans nos régions. Il existe de jolies boiseries, des tapisseries,
des meubles et des objets divers du XVIIIème siècle. Il recèle,
en outre, une très intéressante iconographie sur la famille
de Woelmont et ses ascendants. » (Office du tourisme de Pepinster)
VERVIERS. « Cité drapière dont la prospérité
est due aux qualités exceptionnelles des eaux de la Vesdre pour
le travail de la laine. Vous pourrez y admirer l’Hôtel de Ville,
architecture classique du XVIIIème siècle ; l’église
Saint-Remacle, de style Renaissance italienne ; le musée d’archéologie
et de folklore, dans les comble duquel se déroule le célèbre
«Bethléem verviétois » ; le musée des
Beaux Arts et de la Céramique ; la vierge Noire, dans la chapelle
Notre Dame, qui, paraît-il, modifia miraculeusement son attitude
lors d’un tremblement de terre en 1692. » (La Belgique buissonnière
– Reader’s Digest – 1983) |